Sur les rebords du monde (Extrait 1)

             Dans les pas déguisés d’un adulte se berce, d’avant en arrière, l’enfant qui ne s’est pas vu vieillir. Il est la grandeur d’âme qui nous reste, la tentation du risque, et la foi en l’espérance. Il est celui qui se débat en dernière ins…

Un mot

Mon oreille à ta bouche. Un mot s'en échappe. Et dès lors, un sourire béat me parcourt. A la douce innocence. A la délicieuse syllabe.Un mot qui flotte dans notre bulle.Un do majeur à la symphonie de mon coeur. Ma bouche à tes yeux. Un mot hésitant.…

Je connais ton cœur

Je connais ton coeur et ses soubresauts quand vient l'hiver. Ses urgences, de la petite blessure au drame de l'existence. Je vois ta main trembler, ton visage se fermer. Je n'entends plus ta voix. J'aimerais que le printemps s'unisse à l'automne. Com…

Le feu des nuits fauves

Au delta, un galet.  Le bris de l'herbe dansante. Prophétie de ton corps.   Un vieux poste crache le reggae. Et comme refuge, le champ de blé.   La lumière, souffle à tes cheveux. Sur la terre brûlante, je me noie. Quand vient la comète, tu …

Deux phrases de mon 4eme chapitre qui avance bien

On n’a pas grand-chose à quoi s’accrocher quand on n’a plus personne à qui on tient. C’est une évidence. De là où j’étais, la brindille qui flottait à portée de main sur la surface de l’eau m’apparut comme une évidence.

Triple éloge du verbe

Sous la courtine d’or d’un blason de duchesse Se cache le velours d’un lys ourlé d’émail Dont le parfum sucré rappelle le corail Des rives d’un lagon où fleurit la jeunesse.   Une valse ancienne à la longue caresse Ebruite des émois sous le fer…

Necropolis

Le faisceau lumineux intense venait bruler la rétine et tirer du noir absolu d’un sommeil lourd. En silence, elle se tint les yeux pour masquer la lumière, mais la brûlure persista dans un halo qui se propageait toujours plus profondément dans ses globes oculaires. On lui tendit deux gobelets, le premier avec un seul petit comprimé à l’intérieur, le second avec de l’eau. Elle prit par habitude les bons gobelets, ingéra sa prise et se recoucha. L’atmosphère était étouffante, et malgré la taille de la pièce, elle était surpeuplée. Les gens s’entassaient sur des matelas et des couvertures d’urgences. Chacun essayait de dormir, mais le manque d’intimité rendait tout le monde inconfortable. Elle réfléchissait en un éclair : le comprimé qu’elle venait de prendre verrai ses effets agir d’ici une heure, ce serait suffisamment longtemps pour se faufiler hors du bâtiment et revenir. Elle s’habilla dans le seul recoin avec un peu d’intimité dans cet ancien hall devenu dortoir. Une structure de pl…

121, Quai de Valmy — Ne te retourne pas

  121 Quai de Valmy (ne te retourne pas)   Quitte place Bastille Prends boulevard Lenoir Passe avenue République Continue boulevard Ferry Longe canal Saint-Martin Arrive quai de Valmy   121 Valmy — ne te retourne pas   Arrêt chez le fleu…

Les apparitions de Noël, de Charles Dickens

J’ai voulu dans ce petit livre fantastique évoquer le fantôme d’une idée qui ne mettra mes lecteurs de mauvaise humeur ni avec eux-mêmes, ni les uns avec les autres, ni avec la saison ni avec moi. Puisse-t-elle hanter leurs maisons agréablement et que personne ne désire l’en exclure.

Devant toi, l’eternité

Devant la nature, il n’y a plus d’hier ni de demain. Il n’y a que l’éternité qui te regarde en silence.   Devant toi l’éternité   Regarde autour de toi. La nature est là, belle, immuable. Elle guérit ton corps, elle apaise ton âme.   Elle é…