Deux phrases de mon 4eme chapitre qui avance bien

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On n’a pas grand-chose à quoi s’accrocher quand on n’a plus personne à qui on tient. C’est une évidence. De là où j’étais, la brindille qui flottait à portée de main sur la surface de l’eau m’apparut comme une évidence.


Publié le 26/08/2025 / 5 lectures
Commentaires
Publié le 27/08/2025
Bonsoir Patrice. Il y a deux fois « évidence » ce sui est redondant. Je retirerais la phrase du milieu.
Publié le 27/08/2025
Merci pour ton observation, Léo. Toutefois, le mot évidence a deux sens ici. C'est sa répétition qui fait tout l'intérêt de la formulation, car le mot est le même en dépit de deux connotations. Le premier "évidence" conclut une démonstration quasiment mathématique faite à partir d'un autre jeu sur les sens : "s'accrocher" et "tenir". On ne peut pas s'accrocher à quoi que ce soit si on a rien à quoi tenir, c'est une évidence. cqfd si je peux dire. A partir de là, le second "évidence" exprime une sympathie immédiate envers une personne. Toutefois, la phrase étant sortie de son contexte, je comprends que ça ne te soit pas apparu avec évidence. ;-) Voici donc le contexte sachant qu'Antonia est une "escort girl", une prostituée, quoi. "Aujourd’hui sera drôle et drôle parce que je ferai exactement la même chose que ce que j’aurais fait s’il avait fait moche. Et qu’on me croie ou pas, je m’en fiche au fond car ce qui compte c’est que le vieux veuf le croie, lui, lui et sa crédulité enfantine, cette candeur qui lui fait encore croire qu’il a droit à un peu de lumière. Pourquoi pas Antonia ? On n’a pas grand-chose à quoi s’accrocher quand on n’a plus personne à qui on tient. C’est une évidence. De là où j’étais, la brindille qui flottait à portée de main sur la surface de l’eau m’apparut comme une évidence."
Publié le 27/08/2025
Le truc c’est que si c’est une évidence il n’est absolument pas nécessaire de le souligner. Le souligner est une forme de pléonasme en quelque sorte. Cela fait deux pléonasmes et deux répétitions en 3 phrases, ça me semble beaucoup mais si c’est mûrement réfléchi et assumé pas de soucis. Rappeler que le lecteur n’est pas dans la tête de l’auteur et ne comprends en conséquence pas toutes les logiques qui n’appartiennent qu’à lui, sauf si bien sûr ils lisent un livre de philo qui les convoquent à cet exercice de réflexion intensive. Dans un récit il faut que ça s’enchaine de façon fluide et sans prise de tète. Même si je mesure bien que faire simple est souvent compliqué lorsque l’on est généreux de la plume ;-) à plus tard.
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