Une grappe de marbre accrochée à la rime
Le poème s’enfonce au cœur d’un serpentin
Dont les boucles de verre offrent au cabotin
Des étoiles de soie avec un mot sublime.
 
Les couleurs de la nuit tout en haut de la cime
Dansent comme les yeux d’un habile martin
Pris entre les replis des limbes du matin
Et le feuillage vert d’un lilas florentin.
 
Cendré d’un reflet blond la page qui s’endort
Mouille le sable noir d’un invisible port
Où s’abrite le temps au fond d’une caverne.
 
Pourtant un cercle d’or entoure le bruit sourd
De la mer qui se meurt dans un champ de luzerne
Comme une feuille d’ombre au tremblement balourd.


Francis Etienne Sicard Lundquist 

Soierie de marbre @2014


Publié le 19/02/2025 / 3 lectures
Commentaires
Publié le 21/02/2025
Dans ce poème c’est un monde de mots qui bâtît un décor incroyable, tant raffiné que recherché. J’ai beaucoup aimé les grappes de marbre, les boucles de verre, les étoiles de soie et même si c’est plus sombre, une feuille d’ombre. Quelle fantastique imagination.
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