Rougi par la beauté d’une larme en buvard
L’oracle porteur d’or traverse la prière
Avec des mots crochus qu’il porte en bandoulière
Comme un fils de la nuit armé de son poignard.
 
Des branches de palmier fouillent dans le brouillard
Les citernes d’eau vive où se meurt la rivière
Jaillie aux doigts du soir au creux de cette ornière
Dont la boue éclabousse un souffle de foulard.
 
Des femmes en sari tamisent sous la pluie
Le sable d’une dune où le blizzard essuie
Le cristal d’un soleil pâlissant de désir.
 
Souvent les yeux fermés cherchent une fontaine
Ebruitant dans l’été des gestes de plaisir
Qui figent l’univers tissé d’un brin de laine.

Francis Etienne Sicard Lundquist

Soieries de marbre@2014 
 


Publié le 18/02/2025 / 2 lectures
Commentaires
Publié le 18/02/2025
il y a dans ton poème une belle intrication quantique, comme différents monde parallèles intimement liés et progressant ensemble. Il y a le monde des âmes (oracle, prière), des épreuves (brouillard, ornière, boue), des éléments (rivière, pluie, sable, blizzard, soleil…) et juste ce qu’il faut d’humain pour garder les pieds sur terre. C’est beau et c’est grand. Merci Francis Etienne.
Connectez-vous pour répondre