Quels sont ces bouts de mots qui ourlent l’habitude
D’une pâle douleur dont les doigts engourdis
Chassent le long frisson de gestes érudits
Lentement ébauchés avec incertitude ?
 
Plongent-ils le désert dans cette solitude
Proche de l’univers où les pas alourdis
Des bêtes en voyage ont quitté leurs taudis
En fuyant le soleil et son ingratitude ?
 
Pour quel autre destin changent-ils leur vertu
Le long de gouffres froids où le cœur abattu
Creuse leurs faux tombeaux dans un souffle de vie ?
 
Est-ce encore le temps qui se met à l’ouvrage
Comme un serpent de mer dont la trouble exuvie
Etouffe d’un sanglot la si puissante rage ?
 

Francis Etienne Sicard Lundquist

Soierie de marbre  @2014


Publié le 09/03/2025 / 2 lectures
Commentaires
Publié le 09/03/2025
Ce poème est profond car il questionne et sonde simultanément l’âme et le coeur sur sa faculté à comprendre le soi et tout ce qui l’environne, et qui constitue sa condition humaine. Une vie de fragilité et de doutes qui ébranle les hommes jusqu’à leur dernier jour. Méditer est un bienfait qui mène à la sagesse. Merci Francis Etienne.
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