C’est vers la fin des temps que nous verrons jaillir
Des fontaines de feu d’un morceau de mantille
Où viendront se nicher des masques de coquille
Qui priveront le jour des douleurs de vieillir.
 
Les hommes sentiront le monde tressaillir
Sous le puissant parfum d’une peau de vanille
Que rongera pourtant la cruelle gerbille
De rêves en papier déjà prêt à bouillir.
 
Les vases briseront des restes de silence
Et de leurs débris d’or naîtra l’indifférence
Pour la chair d’un soleil gorgé d’eau et de sang.
 
Une voix sans visage et son souffle impalpable
Fermeront le passé déjà presque insondable
De la vie oubliée au tout dernier instant.

Francis Etiennen Sicard Lundquist

Soierie de marbre @2014
 


Publié le 17/03/2025 / 3 lectures
Commentaires
Publié le 19/03/2025
Le temps fait tout à l’affaire et c’est ce dont nous manquons cruellement dans notre condition humaine. Ton poème prophétique offre une part de rêve et de bien-être par procuration : seuls les mots nous survivront, soyons heureux pour eux et faisons nôtre en les lisant et en nous en inspirant, une part symbolique d’éternité. A plus tard Francis Etienne.
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