Quand le soir se déploie aux lèvres de la vigne
La terre en rougeoyant touche de son pinceau
La toile où le soleil couche dans un berceau
Les derniers bouts de ciel qui s’en vont sans un signe.
 
Une phrase s’éteint en allant à la ligne
Et referme une page aux charmes d’un ponceau
Dont le tendre poison encercle d’un cerceau
Un cœur souvent blessé par le dard de la guigne.
 
D’un vitrail de cristal coule un peu de couleur
Qu’une étoile pétrit en corolle de fleur
Comme un souffleur de verre enivrant l’or du sable.
 
C’est l’heure où le grillon affûte l’infini
Et cherche un compagnon tout au fond d’une étable
En suivant les gros grains d’un chapelet béni.    
 

Francis Etienne Sicard Lundquist

Soierie de marbre @2014


Publié le 05/03/2025 / 3 lectures
Commentaires
Publié le 08/03/2025
Ton poème est apaisant du début à la fin. Que ce soient les lèvres, le pinceau, les bout de ciel, où même le poison se veut tendre… c’est une caresse, celle d’un murmure que tes mots susurrent à l’oreille du lecteur. Lâcher prise et se laisser aller à ce qui ne nous appartient plus, juste faire corps avec ce qui nous entoure et nous nourrit. Un poème qui fait le plus grand bien.
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