Les mots écrits par cœur sur un bout de visage

Colorent chaque jour d’un reflet de carmin

Dont l’ombre se découd d’un large parchemin

Où la pluie a posé des larmes de cirage.

 

Sur la toile du sable en effaçant l’image

De la mer endormie au bord d’un long chemin

Les heures vident l’or d’un boisseau de jasmin

Posé comme un soupir dans un trou du rivage.

 

Quelques barques le soir s’assoupissent en chœur

Ivres d’un crépuscule affinant sa liqueur

Dans une mousse bleue à la saveur de pêche.

 

Sous le chiffon froissé d’une lune d’email

La nuit déploie alors son immense éventail

Comme un gant de velours qui déroule une mèche.

Francis Etienne Sicard Lundquist

Flocons de temps @2015

 

 


Publié le 29/03/2025 / 3 lectures
Commentaires
Publié le 31/03/2025
Où l’humain et le temps se confondent et disparaissent sous la célébration du sable, de la mer, de la pluie et de la nuit qui s’activent pour proposer un nouveau décor. Rien ne disparaît, tout se réagence, et rien ne sera plu pareil. Cela n’est pas une fin, mais le cycle de la vie orchestrée par l’éternelle nature, témoin de chaque renouveau.
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