Comme des fruits de sable à la pulpe de sel
Les étoiles du ciel fondent sur la banquise
Touchant de leur front nu la peau d’une cerise
Eclose dans la nuit d’un mot universel.
               
Il est écrit partout sous l’encre du missel
Que le péché nourrit envie et gourmandise
Comme un serpent caché dans une friandise
Dont le parfum se meut jusqu’au bord du chancel.
 
Pour goûter au silence il faut laver son âme
Dans de l’eau de soleil au goût de jusquiame
Et dépouiller ses yeux de leurs larmes de sang.
 
Alors se lèvera l’aube aux couleurs de songe
Dont parfois le poète a banni le mensonge
De ses pages de neige où se meurt un étang.
 

Francis Etienne Sicard Lundquist 

Soierie de marbre@2014


Publié le 03/03/2025 / 3 lectures
Commentaires
Publié le 04/03/2025
De la tentation à la contrition les mots se muent universels, saints et sentencieux… Le langage qui interdit, menace et accable et les mots, tes mots, qui les orchestres tous avec brio. Sans compter tout mon émerveillement à découvrir la jusquiame et sa toxicité subtile qui agit sur ton poème. A plus tard Francis-Etienne.
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