Flaques d'une contemplation

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Une auréole d’or sous le tulle d’un châle
Trouble les ponts de pierre et le reflet de l’eau
Qui marbre les palais d’un souffle de rideau
Où scintille parfois la nacre d’un pétale.
 
Il glisse dans le ciel une braise royale
Dont le soyeux frisson prisonnier d’un grumeau
Vient mourir en tremblant sur le bord d’un tableau
Comme un trait de crayon dans l’ombre vespérale.
   
Quelques taches de rouille à la peau de poisson
Frétillent un instant grossissant la moisson
D’étincelles en cendre et d’aiguilles de verre.
 
Une invisible main vient alors enlacer
L’horizon de la mer et le bord de la terre
D’une éponge à brouillard prête à tout effacer.

Francis Etienne Sicard Lundquist

Soierie de marbre @2014

 

 


Publié le 28/02/2025 / 4 lectures
Commentaires
Publié le 02/03/2025
La destinée comme une oeuvre dont l’artiste exigeant ou capricieux pourrait tout effacer. L’homme appelle souvent la puissance supérieure le créateur, à se demander si les divinités n’agissent pas de la sorte. Ce qui est certain c’est que ton poème est une sublime toile dont chaque mot est une palette de couleurs et d’émotions, et qu’il est heureux que tu ne les efface pas. Bien à toi Francis Etienne.
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