Inlassablement l’or élime la lumière
Alourdissant les sens d’un parfum de muguet
Que les spires d’un vent poudré d’un fin duvet
Poussent vers l’orient comme un vœu sans prière.
 
Des astres embaumés dans des rais de poussière
Traversent le silence aux mailles d’un filet
Dont les cordes en soie froissent le gantelet
Où se glisse la main d’une altesse princière.
 
Les cieux s’ouvrent souvent sous le poids du passé
Et versent dans la nuit tout le temps amassé
Par des bribes de mots enrubannés de cire.
 
Qui songerait alors à traverser l’étang
Qui partage l’esprit d’une goutte de sang
Si ce n’est le poète au stylet de porphyre ?

 

Francis Etienne Sicard lundquist

Soierie de marbre @2014


Publié le 12/03/2025 / 4 lectures
Commentaires
Publié le 13/03/2025
Que ce soit la lumière, les astres et ou les cieux ; tous aussi vastes, insaisissables soient-ils, ne semblent être en pouvoir de garantir la toute puissance de leur règne. Tout est interdépendant et tout ne tient en équilibre qu’à travers les situations sui surviennent et la part d’adversité qu’elles revêtent. Beaucoup d’humilité à la lecture de ton poème Francis Etienne, je t’en remercie.
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