Quand des morceaux de branche ensorcellent la vie

D’un sortilège sourd et presque corrompu

Par le sel d’un espoir sous un baiser lippu

Les fruits de la beauté perdent l’âme assouvie.

 

Les marches d’un palais où la grâce convie

Se marbrent d’un soleil dont le cheveu crépu

Mêle sa couleur d’ambre au ciel interrompu

Par des cris de corbeaux qui n’ont aucune envie.

 

L’heure passe à cheval près d’un lointain clocher

Dont la voix se confond avec l’or d’un rocher

Qui danse sur la mer comme une ballerine.

 

Pas un souffle de pluie au bord du vieux canal

Ne ride le sommeil de l’illustre Arsenal

Que des vaisseaux de guerre ornent de leur feutrine.

 

Francis-Etienne Sicard Lundquist

Griffes d'orties @2015


Publié le 30/08/2025 / 3 lectures
Commentaires
Publié le 30/08/2025
Quand c’est flou, je suis floué, le flou est volontaire, presque un voile poétique qui laisse entrevoir la profondeur sans jamais tout livrer. Va-et-vient entre refuge et blessure, entre beauté et douleur. Very nice
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