Anniversaire d’une défunte

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Le long d’un grand couloir pavé de solitude
Des flambeaux en argent crépitent dans la nuit
Comme une mandibule enveloppant un fruit
D’un mur d’ivoire noir gonflé d’ingratitude.
 
Brusquement un passant presque par habitude
Lève les yeux au ciel pour étancher le bruit
Qui coule de la nef où déjà se poursuit
Le rite du passage à la béatitude.
 
Des fleurs couvertes d’or et des plantes du soir
Dessinent sur la chair le cœur d’un ostensoir
Qui bat infiniment sous le souffle de l’ombre.
 
Plus tard naîtront les mots qui ouvrent le jardin
Dont les grappes d’armoise énumèrent le nombre
Qui compose la vie et préside au destin.  
 

Francis Etienne Sicard Lundquist

Soierie de marbre @2014


Publié le 24/03/2025 / 3 lectures
Commentaires
Publié le 24/03/2025
Tout l’art du sonnet et plus encore celui d’élever les âmes, voire de les transcender. On perçoit une force supérieure, bien plus grande que la portée des mots, qui préside à la nature et aux destin des humains. L’art de faire jaillir la lumière au confins de l’obscurité, l’expansion du domaine poétique comme la promesse d'un nouvel eden. Merci Francis Etienne.
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