En feuilletant le ciel d’un regard immobile
Un lézard sèche l’encre au buvard de son cœur
Pour que les taches d’or de sa peau de danseur
Repoussent dans le sang une bouche labile.
 
Une fleur de lotus en forme de sébile
Flotte dans le torrent d’une lourde vapeur
D’où naissent des cristaux d’une étrange couleur
Qui caressent le sein d’une âme qui jubile.
 
Des branches de dentelle où brûle un lumignon
Répandent dans le soir un parfum d’estagnon
Regorgeant d’un soleil qui ciselle la neige.
 
L’âtre d’un jour mourant moule alors un bourgeon
Dans un tablier blanc que le cristal protège
Des dangers échappés d’un infini donjon.

Francis Etienne Sicard Lundquist 

Soierie de marbre @2014


Publié le 28/03/2025 / 3 lectures
Commentaires
Publié le 28/03/2025
Feuilleter le ciel, quel magnifique passe-temps ! Il y a de l’insouciance et une forme de relâchement total, comme on se laisserait aller à lézarder au soleil, en profitant enfin des jours heureux que l’on nous avait prophétiquement promis. Qu’il est bon de se laisser glisser le long des vers. A plus tard et merci de ce moment paisible Francis Etienne.
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