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TDM-eta1 - Hello Sir Seewoosagur Ramgoolam !

Publié le 11/07/2022
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Avertissement : Amis lecteurs, étant rédacteur professionnel de diverses revues, j'ai pour habitude de protéger la plupart de mes écrits à l'INPI, par enveloppe Soleau afin d'en prouver l'antériorité de propriété. Si, d'aventure, tout ou partie de l'un d'eux ici présent sur https://atelier-ecriture.ipagination.com/,attire votre attention, merci de me demander l'autorisation avant toute diffusion ou appropriation quelle qu'en soit la manière.



Il a quand même été sacrément malin et doué, ce Diégo, pour arriver à me convaincre de l’accompagner à l’île Maurice ! Il sait pourtant à quel point les plages et le tourisme tropicaux m’ennuient au plus haut point ! Ti-punchs et noix de coco de mille façons, c’est bon… j’ai plus que donné dans ma vie caribéenne ! Farniente, bronzette, plouf-plouf et bouffe, ce n’est vraiment pas pour moi, ni pour Diégo d’ailleurs. Heureusement, nous n’irions pas là-bas pour ça... si j’ai bien compris le très peu qu’il m’a dit.



Il est bien resté secret sur l’objectif de ce voyage, mais comme toujours entre nous, on évite les questions ; reliquats de nos missions, quand nous étions… « agents de terrain », sans doute ! Seule compte la confiance inébranlable que nous avons l’un en l’autre, jamais trahie. Alors, quand il m’a parlé de « trésor », en y mettant des guillemets… j’ai souri, juste souri sans dire que trésor et Diego c’est plutôt du registre du gag. Diégo au pays des merveilles… ça serait bien une première.



— Plutôt inhabituel de ta part, de mettre des guillemets, lui avais-je simplement dit.



— J’ai mes raisons. Ce n’est pas moi qui ai parlé le premier de trésor, mais ton grand-père.



— Mon grand-père ? Mais je n’ai pas connu de grand-père ! Du côté de ma mère, il s’est tiré une balle dans le crâne avant ma naissance, et du côté de mon père j’avais 6 ans quand il est mort je ne sais trop où.



Lui s’est souvenu de toi, et tu avais plus de 6 ans quand il est mort, puisque je l’ai rencontré.



— Oh, merde, Diégo. Tu vas me sortir quoi, encore ? Et qu’est-ce que j’ai à en faire de ce grand-père ? S’il t’a rencontré, il pouvait bien me rencontrer aussi, non ? Donc c’est…



— Chuuuuut ! Tu sauras. Mais plus tard, m’avait-il dit en me barrant la bouche d’un doigt.



Diégo ne me ment jamais parce que nous ne pouvions nous mentir. C’était la règle absolue dans notre job. Ça l’est resté depuis. Par contre, les silences et les non-dits… Mais bon, ils sont éclaircis plus tard ! Sauf que là, c’est très gros pour être avalé. Trésor ? Grand-père ?



Pourtant, sans doute est-ce à ce moment que m’est revenu à l’esprit qu’à Maurice, faute de grand-père il y a bien ce qui est pour moi un trésor, en tout cas un de ceux qui me passionnent et après lequel je cours sans cesse dans mes temps de repos.



Du coup, c’est lui qui a esquissé un large sourire quand je lui ai dit « okay pour le voyage, parce que moi aussi j’ai un trésor à te faire découvrir » !



Tout à me remémorer la naissance de cette étrange épopée qui démarre ici, maintenant, dans la salle des pas perdus du terminal 1, je ne remarque pas la grosse valise qui m’arrive droit dessus, mal dirigée par une bien trop petite fille.



— Oh pardon monsieur !



— Mais ce n’est pas grave du tout. Tu es toute seule ?



— Non, je vais rejoindre mon papa, là-bas, au guichet. Et toi ?



— Ici, à l’aéroport de Barcelone, je suis seul, mais je vais comme toi à Paris, pour retrouver un ami avec qui je prendrais un autre vol, qui nous emmènera loin.



— Sans valise ?



— Sans valise, mais avec un sac de cabine.



— Tu as de la chance, elle est lourde la mienne !



— Je vois. Viens, je vais te la porter jusqu’au guichet.



Chemin faisant, je regarde la fillette sautiller de joie vers son père. Je crois que j’étais aussi enthousiaste qu’elle, à son âge avec toute l’excitation que les mots voyages et avions pouvaient susciter en moi. Et plus encore sans doute le mot décollage, le moment de l’envol vers le ciel. C’est le seul plaisir que j’ai conservé au fil du temps et des vols : me laisser happer par ce ciel et dominer stratus et cumulus !



— Tu me rends ma valise ?



— Oh ! excuse-moi, j’avais déjà la tête dans les nuages.



La fillette rit et me remercie par un « bon voyage, alors ! »



Que je lui rends.



 



*     *



*



 



Curieusement, c’est un Diégo taciturne, grognon, bougon, renfrogné, qui est là à m’attendre dans la salle des pas perdus, à Roissy. Atrabilaire à souhait, refermé sur son banc.



— C’est pas trop tôt ! On y va ?



— Bonjour l’accueil !



— On y va ? Ch’ui crévé. Faut qu’je dorme.



— Okay, tu m’expliqueras plus tard.



— On y va ?



— Si, si. No pRRoblemo, don Diego Hijo de Suaro ! J’ai bien roulé le « r », non ? Mais au cas où ça aurait pu t’intéresser, je vais bien, et le vol Barcelone-Paris s’est bien passé.



— M’en fout… On y va ? J’veux dormir ! Tout ce bruit… c’est un cauchemar.



— Toi, tu as ta tronche téquila, ou un truc du genre ! Et ton humeur de j’en veux encore, mais j’ai tout bu ! Je te connais, Diégo. Tu sais que je te déteste quand tu es comme ça ? Fais chier ! Dire que je me faisais une joie de te retrouver et de faire un vol sympa.



— Ça s’ra sans moi… j’veux dormir !



Vol de onze heures en vue, et la nuit qui va vite tomber… je m’ennuie déjà !



 



*     *



*



 



Ma crainte était fondée ; restons polis… je me suis terriblement ennuyé. Et Diégo qui roupille encore. Même pas pu voir les étoiles. Face à ma réticence à vouloir fermer le volet du hublot, le steward m’a cafté à sa cheffe, la plus pin-up des hôtesses. D’un sourire feint à souhait, elle m’y a obligé du regard et d’un « vous allez gêner les passagers qui veulent dormir ».



Gnin gnin gnin. Ben voyons ! Dans le ciel ! La nuit ! Ces serveurs sont décidément toujours aussi surs d’eux au prétexte qu’ils travaillent dans un bistrot-cantine-motel volant.



Un peu bar de nuit, aussi ; parce que les autres, deux rangs devant, avec leurs bouteilles de champagne ostensiblement demandées et leurs vannes ostentatoirement lâchées… nous ont longtemps tous gonflés. Ce n’est qu’au moment où les regards rivés sur eux passaient d’ulcérés à meurtriers que la pin-up-cheffe a lâché son bullmastiff de steward bodybuildé-pomponné.



Oups, ce n’est pas tout, l’atterrissage est pour bientôt ; il faut que je réveille Diégo. Durant tout le vol, j’ai prié le dieu du chaos pour que chaque turbulence le réveille, en vain. Nada ! Que dalle ! Maintenant, j’espère seulement qu’il sera plus éloquent qu’il y a quatre heures. Sa vessie a eu beau le sortir furtivement de sa léthargie, le temps d’une vidange, ce fut sans un mot dit. Maudit fus-je. Enfin… sans un mot digne et audible dit, « digue dondaine, digue dondon ». Tiens, l’idée d’arriver me remet de bonne humeur !



Ah ben non, pas besoin de le réveiller ! Son douzième sens l’a fait. Il est franchement incroyable. Comme à chaque fois il me surprend et m’épate. C’est son côté charmeur ! Encore que pour le charme il n’a pas besoin de ça, il a tout ce qu’il faut, et plus.



— Ah, mais tu es là ? Tu vas bien ? Tu as fait bon voyage ?



— Franchement, Diégo, tu ne manques pas d’air !



— Ben quoi ?



— C’est ça, oui.



— Mais qu’est-ce que j’ai fait ?



— Rien. Le principal c’est de retrouver enfin ta gueule de Diégo.



— Pfff.



— Tu m’en dis plus sur mon grand-père et le soi-disant « trésor » ?



— Non. Pas envie. Pas maintenant. Tu as vu la côte, là ?



— Change bien de sujet. Sacré toi, va !



De notre place, je ne peux pas voir le Morne, LE rocher mauricien, celui qui symbolise peut-être à lui seul l’île Maurice, en arrivant par le ciel. L’avion s’incline sur la gauche, pour virer et remonter la côte au vent jusqu’à Plaine Magnien, où l’on atterrit.



La plaine est là, justement, s’étalant jusqu’aux montagnes. La vue est peu spectaculaire, comparée à celle offerte en arrivant à La Réunion, encore bien française, elle ; contrairement à Maurice, l’ancienne Isle de France, devenue un temps anglaise après 1814.



La platitude de mon enthousiasme n’a pas d’écho autre que l’égal détachement de Diégo. Puissant contraste avec la horde néo-arrivante agglutinée aux hublots, car, comme dans la plupart de ces vols « exoticotropicaux », celle-ci est en effet aussi excitée qu’un cardinal mauricien devant une femelle. Pas d’égarement, s’il vous plaît. Pas de soutane volage ou de calotte libertine, ni de machisme primitif. Je parle de l’oiseau ! Une des rares espèces endémiques qui a survécu jusqu’à maintenant sur ce bout de terre.  Face aux « waouh, tu as vu la couleur de l’eau » et autres waouh tu as vu les plages, tu as vu… qui fusent un peu de partout autour de nous, pas difficile d’imaginer que la destinée de l’avifaune locale ne titille pas beaucoup d’esprits à cet instant, dans cet avion. Moi, si ! Je ne peux m’empêcher de penser au Dronte, fabuleux oiseau disparu. Gamin, ce Dodo de l’île Maurice me faisait rêver, comme le Moa de Nouvelle-Zélande, ou ailleurs le mammouth, l’auroch et tant d’autres.



— Et voilà. Nous atterrissons sur la piste de Sir Seewoosagur Ramgoolam, dis-je.



— Qu’est-ce qu’il nous dit là, le Juan ?



Diégo m’appelle presque toujours Juan. Et j’aime bien. Ou Juan Lucas.  Parce qu’il sait que je n’aime pas la version française et officielle de mon prénom. La jota espagnole me charme tellement plus que le « j » français !



— Attends. J’évite de trop parler quand ça freine dur, tu devrais le savoir.



— Tu vas gerber ? »



— …



— Y a-t-il un passager dans l’avion ?



Silence prolongé avant de pouvoir répondre.



— Non, je ne gerbe pas ! Je ne gerbe jamais. Je ne sais pas gerber. Et ça aussi tu le sais.



— Et donc, on est chez qui, là, tu disais ?



— Chez le premier ministre qui a dirigé le pays en 1968, après les Anglais, à l’indépendance : Sir Seewoosagur Ramgoolam. Trêve de plaisanterie, c’est le nom de l’aéroport.



— Tu as passé combien de temps à bouquiner avant de venir ?



— Du temps ! Et tiens… regarde le nouveau terminal. Chouette, non ? 140 000 tonnes d’acier tout en prouesses. Et c’est une boite française qui l’a conçu. Ça en jette, non ? Même l’A380 peut atterrir ici !



— En parlant d’avion, tu as vu l’air mauritius, à côté de nous ?



— Ah oui. Et Mauritius vient de Maurice de Nassau, Prince d’Orange, dont les Hollandais ont…



— STOOOOP ! Ça me gonfle.



— Inculte ! En plus, quelque chose de bien plus convaincant que mon petit doigt me dit que tu connais tout ça mieux que moi.



— Va savoir, répond-il avec un rire en clin d’œil et plein de dents blanches.



Je ne suis pas mécontent de moi. J’ai retrouvé Diégo. Mais maintenant que nous sortons de l’avion, je m’étonne de son pas pressé. Je le suis, sans broncher. D’un coup il s’arrête et me désigne un avion, là, sur le tarmac, prêt à partir.



— Quoi ?



— SAUDA… un avion de la compagnie saoudienne ! S’il repart déjà, on est mal, ça veut dire qu’ils sont arrivés avant nous. Et avec pas mal d’avance.



— Qui ? 



— Pas de questions, tu le sais. Je vais me renseigner pour savoir si l’avion venait de Djeddah. On se retrouve tout à l’heure à l’appart. C’est quoi déjà le nom  ?



— Mount View Apartments, à l’entrée sud de… 



— C’est bon, je trouverais. » 



Bon ! Heureusement que je connais Diégo comme moi-même. Surement mieux, d’ailleurs. Et que nous avons travaillé de cette façon durant des années. On verra tout ça le moment venu. Après tout, il a bien raison de me renvoyer l’ascenseur de temps en temps. Surtout que cette fois, c’est lui qui sait. Du moins… le croit-il.



J’arrive à m’enfourner dans un taxi en moins de 10 minutes, avant que la foule ne déboule du carrousel à bagages. Tant mieux ! Iinutile d’être trop en vue dans ce contexte.



Coup de patin, le chauffeur pile pour éviter la voiture blanche qui lui passe sous le nez en quittant l’aéroport, et peste en « chez pas quoi », peut-être en hindi. Tiens donc, surprise ! Qui est au volant ?  Diégo, seul ! Le petit malin m’a mené en barque. Il savait qu’il me laisserait comme un flan ; c’est une voiture de location, donc il l’avait réservé à l’avance, nécessairement. Il savait que l’avion Sauda serait là. C’est un bon, il n’y a pas à dire.



À l’instant, ce qui me gêne, ce ne sont pas ces cachotteries de bonne guerre, mais ces mecs, assis sur les bancs, et qui ont regardé passer Diégo avec insistance. L’un se lève maintenant et part très vite. Hasard ? Le taxi le dépasse et j’en profite pour bien regarder et mémoriser sa tronche. On ne sait jamais.



 



*     *



*



 



Le trajet jusqu’au logement est facile, par la A10 et la M2. En moins de 45 minutes, on traverse toute l’île de sud-est à nord-ouest pour rejoindre Port-Louis. En même temps, une lentille d’eau d’environ cinquante kilomètres de diamètre au milieu de l’océan... on a vite fait d’en faire le tour. Mais avec 700 habitants au kilomètre carré, j’imagine à quel point on doit se marcher dessus. Rien que d’y penser, j’ai envie de filer direct en Lozère !



Le taxi s’arrête. Me voici arrivé. L’immeuble est à la périphérie urbaine, tout en étant près du port et du centre-ville, presque à l’angle de Malpin Street et Mgr. Leen Street ; et au pied d’un relief marqué et vierge d’habitat que j’avais repéré comme étant la Montagne aux signaux, the Signal Mountain ! D'où le nom du logement : Mount View Apartments. Nous y grimperons ce soir, car la vue synoptique sur toute cette partie occidentale de l’île doit y être magnifique. Qui sait, au coucher du soleil nous aurons peut-être la chance d’y voir l’étonnant et si furtif rayon vert, sur l’horizon océanique.



En me retournant, changement de spectacle : le bâtiment est très laid, à  mon goût. Sauf qu’en y entrant, les lieux apparaissent nickel, et calmes. Pas certain que beaucoup d’appartements soient loués. En franchissant la porte du nôtre, au dernier étage, c’est impeccable et bien équipé, avec un balcon ouvert sur l’océan indien et les nuages caracolant dans le ciel. C’est fidèle aux photos vues sur le Net, heureusement, car nous fuyons les vues ville, murs, trottoirs, et bruits inclus.



À peine le sac posé, mon blablaphone se met à vibrer. Un message de Diégo ! « RDV à SBM Fountain, place d’Armes, 18 h sans faute ». Qu’est-ce qu’il va encore me réserver ? Machinalement, je regarde ma montre. 12 h 10 ! DOUZE HEURES DIX ? Ah le salopard, il va me planter là tout le séjour ou quoi ? Et qu’est-ce que je fais, MO-A ? Accompagne-moi qu’il m’avait dit. Je veux bien, mais encore faudrait-il qu’il ne s’évapore pas à tout instant.



Oh et puis zut ! J’ai vu une supérette non loin de là. Je vais y acheter de quoi remplir le frigo, manger un brin et surtout boire, puis faire une méga sieste, vu que je n’ai à peu près rien dormi. Non, mais !



 



*     *



*



 



17 h 40. Je ne pensais pas arriver si tôt. Il m’a fallu à peine vingt minutes pour venir à pied à la Place d’Armes, depuis l’hébergement. Plus exactement à la SBM Fountain, en front de mer, dans l’axe de ladite place. Franchement, en guise de fontaine, c’est plutôt un attrape-touriste. Apparemment, si j’en crois les commentaires du couple qui est là, un « incontournable » spectacle aquatique et musical, essentiellement avec jeux d’eau et de lumières, façon Las Vegas, au milieu de cette partie du port… mais sur fond de silos ! Tout ce que je déteste ! Heureusement, ce n’est pas en fonction maintenant. Le soir, sans doute.



Côté place d’Armes, comme partout où je les vois, les nombreux et spendides Roystonea regia me fascinent. J’avais de beaux spécimens de ces palmiers dans mon jardin guadeloupéen. Ici, ils arrivent à me faire oublier la banale laideur des bâtiments hétéroclites qui s’étalent devant moi, et c’est tant mieux. Le port altier de ces palmiers royaux est simplement fascinant et leur déhanché de palmes au souffle doux de l’alizée me ravit encore plus.



Ah, enfin ! Voilà le Diégo qui se pointe, droit sur moi, d’un bon pas.



— Vite, il nous faut repartir à l’aéroport.



— QUOI ? Mais tu déconnes !



— Viens, je te dis, il faut retraverser l’île. La bagnole est là-bas.



— C’est quoi cette affaire ? On ne se pose même pas ?



— Mais non… fais pas cette tronche, on ne reprend pas l’avion. On doit se rendre à Mahébourg, et c’est la commune à côté de celle où se trouve l’aéroport. Donc, ne râle pas s’il te plaît. Je suis présent maintenant, avec toi ; c’est bien ce que tu voulais.



Seul un flasque eh bien allons-y m’échappe entre deux TRES GROS SOUPIRS !

Commentaires
Une excellente introduction
Publié le 11/07/2022
Bonjour, bienvenu et merci de participer au Trésor des Mascareignes. Votre première partie est très réussie. Tout d'abord je trouve très bonne l'idée de partir dans cette quête avec un frère, les autres (les Suarez) n'ont qu'a bien se tenir. On accroche aux personnages parce que Juan semble blasé de beaucoup de choses et ça en fait donc un ronchon authentiquement attachant, et son frère Diégo, promet donc d'apporter beaucoup de rythme et d'imprévu à l'aventure. Le mystère est bien là également et l'on a déjà l'envie d'en savoir bien plus. Vivement la prochaine enveloppe, j'ai attaché ma ceinture et suis d'ores et déjà sur la banquette arrière de la voiture pour vous suivre dans votre incroyable aventure. A plus tard.
merci Léo :-)
Publié le 2022-07-11
Diégo est-il seulement le frère de Juan ? Eh! Eh! Merci en tout cas de l'intérêt porté j'ai voulu faire apparaitre mon nom plutôt que "Utilisateur n°139", mais en vain. No comprendo ! Peut-être m'aurai-tu tutoyer, alors, car j'ai quelques nouvelles publiées en collectif sur iPag. :-)) Jean-Luc Mercier si tu te rappelles. à bientôt
Génial
Publié le 2022-07-11
Et comment ? Comment aurais-je pu t'oublier, ton talent est toujours de mise. Par ne rien te cacher, avec plusieurs autres que toi aussi tu auras en mémoire, j'espérais secrètement que vous puissiez revenir, aussi voilà un superbe voeu d'exaucer et je t'en remercie du fond du coeur. Je suis très ému. Merci, merci et encore merci.
trop gentil :-)
Publié le 2022-07-12
Oui, il y a eu de bons moments. Incontestablement. Je suis revenu, mais après énormément d'hésitations : je ne suis pas certain de trouver le temps d'être présent. J'ai énormément d'activités et de projets en cours. Je ferais au mieux des possibilités, histoire de me faire un peu plaisir, sans doute avec des périodes de silence.
Pour ton nom d'utilisateur
Publié le 11/07/2022
Lorsque tu vas dans "gérer mon compte" dans ton profil utilisateur tu es par défaut sur la section de ton profil et tu peux choisir le nom d'utilisateur que tu souhaites voir apparaître, une fois la modification apportée, il suffit de cliquer sur le bouton en bas de page "Sauvegarder".
Un beau duo
Publié le 11/07/2022
Un grand merci pour ce premier opus haut en couleur. Je suis fan des ces duos de râleurs mal-embouchés. En vous lisant, j'ai l'impression de voir Céline et Cendrars partager une épopée, le tout raconté par l'irrévérencieux Buchovsky. Jubilatoire donc.. avec en prime une belle entrée en matière géographique en terre mauricienne.. Merci mon cher.. Eh bien ça promet pour la suite..Un petit régal.
Oh ! Oh ! Que d'éloges !
Publié le 2022-07-12
pour le coup des râleurs mal-embouchés, ce n'est pas le plus dur pour moi... il suffit de me décrire :-)) Quant à la découverte géographique, je suis de ceux qui fouille dans les paysages, et peu d'amis aiment suivre mon couple dans nos échappées, parce que nous sommes des bouge sans cesse de l'aube à la nuit ;-) Grand merci, en tout cas. J'espère juste trouver le temps suffisant pour continuer.
un espoir se brise
Publié le 11/07/2022
Vous avez donc fait fi de toutes nos recommandations! L'odeur de la poudre ne vous fait donc pas peur? Je vous accorde un certain courage, oui, mais que surpasse largement votre inconscience! Alors quoi, il tient pas à revoir sa jolie France le ptit Monsieur? Il veut faire le retour, au mieux en rapatriement sanitaire? Où au pire allongé dans la soute? On vous a l'oeil! Ah au fait, tout à l'heure, sur le banc... c'était moi..On va pas vous lâcher.. Bienvenue à Maurice ...
Accueil sympa, ça nous plaît, ça nous rappelle Medellin ou Paramaribo
Publié le 2022-07-12
Nous, les forts en gueule ont les observe s'agiter ! Après tout... si on dérange vraiment, deux coups bien placés suffisent, non ? C'est plus simple et rapide ! Les brésiliens fonctionnent comme ça quand ils protègent les gisements d'or. J'ai vécu en forêt équatoriale guyanaise... Mais Suarez, ce n'est pas portugais, c'est vrai. Seulement espagnol ! Au fait... ma patrie c'est la planète Terre, et il faut de toute façon laisser la place à d'autres, tôt ou tard. Pour finir, le mec qui a quitté le banc, tout à l'heure, il était seul. Donc... si c'est toi (il n'était pas caché derrière des lunettes, d'où le "si"), t'esquitoi ? Pedro ou Paolo ? Quand on veut se présenter... on ne le fait pas à moitié, espèce de demiSuarez !
ah voilà qui est parlé
Publié le 2022-07-12
Ah vous me plaisez! Si si, je vous trouve infiniment drôle! Vous vous occupez bien trop de sémantique quant à nos blazes! Non l'important c'est l'action et la manière dont vous allez surnager dans la touffeur mauricienne! Je serais bien venu avec un cocktail .. molotov.. Mais cela aurait fait un peu trop voyant comme entrée en matière. Et puis j'avoue, je suis curieux de vous voir échouer seuls, pliant sous l'inertie fétide de votre défaite! Alors nous n'aurons plus nous autres "demi Suarez" qu'à écraser la piètre descendance " Montluçonne" sous nos semelles. Deux balles? Pourquoi gâcher alors que nos lames sont des plus acérées. Allez tel le "Dodo", vous disparaitrez bientôt. Au plaisir.
quelle belle virevolte !
Publié le 2022-07-12
"Deux balles? Pourquoi gâcher alors que nos lames..." bla bla bla bla bla ! Mais relis donc tes propres menaces, demi Suarez (après tout... qui me dit qu'il y en a un autre ?), car c'est bien toi qui m'a demandé "L'odeur de la poudre ne vous fait donc pas peur ?" Pfffff ! Nous, on ne dit rien, mais on sait bien des choses que tu n'imagines même pas, et qu'apparemment tu n'as pas deviné en nous lisant. Assez parler. Très belle soirée :-))
Une joie sans pareille
Publié le 11/07/2022
Ah mon cher petit.. Je suis si heureux de te savoir si proche et prêt à en découdre avec ces dangereux Suarez. Enfantés qu'ils sont par le diable ces individus.. Et comme je le redoutais, ils sont déjà à tes trousses. Il va te falloir être inventif mon cher petit, te fondre dans la masse et avancer à pas de loup, ici, à l'île Maurice. Car vois-tu, ici, tu es un étranger, et les Suarez sont chez eux...
Sans pareille, sans pareille... n'exagérons pas !
Publié le 12/07/2022
Je ne dirais pas à Diégo que tu l'as ignoré, ça ne lui plairait pas. Et pour tout dire... "ton" cher petit a fini de biberonner depuis fort longtemps. Merci quand même des conseils, mais franchement... nous sommes incapables de nous fondre "dans la masse", parce qu'on n'aime pas les masses ! Dans les ravines et forêts tropicales... plus facilement. Quant aux Suarez... Chez eux... nous rions ! Des espagnols qui se diraient "chez eux" sur une terre historiquement hollandaise, française et anglaise ? Diable ! Prends soin de toi, Oh! homme sans visage :-))
vérité
Publié le 2022-07-12
Ah je vois que tu as du as du punch! Tu vas en avoir besoin. Eh oui les Suarez chez eux.. Les mafieux n'ont cure des particularités sociétalo-ethniques. Ils sont chez eux parce qu'ils le décrètent à grand coups de terreur souvent. Enfin ne les sous-estime pas. Espagnols ou pas, ils vont se mettre en travers de vos chemins (eh oui, je n'oublie pas Diego, libre dans sa ..).. Et si vous n'aimez pas les masses tachez tout de même de ne pas tomber dans la mélasse ..
Libres dans nos têtes, effectivement !
Publié le 2022-07-13
Libre dans la tête... c'est la plus grande force contre les empêcheurs de tourner en ovale, non ? Mais on sera prudent. Et rien ne dit que la situation ne se retournera pas contre les 2 demis Suent à l'aise. Merci en tout cas.
hilarant
Publié le 14/07/2022
Les 2 demi suent à l'aise? Pourquoi 2, nous sommes 4 .. Mais quel humour. J'espère qu'au pied du mur, vous nous gratifierez d'un jeu de mot comme vous en avez le secret. Comme un baroud de déshonneur..
Vous avez dit 2000 mots ?
Publié le 24/07/2022
Franchement, Jean-Luc, c'eût été dommage de te limiter à 2000 mots. Les 2700 font très bien l'affaire. Ça coule, ça rebondit, ça virevolte autant que dans les échanges qui ont suivi. J'aiiiiime. Une magnifique participation.
le seul à facturer à la page et non au nombre de caractères ou de mots !
Publié le 2022-07-26
Merci Véronique. Venant de ta part, cela me touche sincèrement. Et je vais te faire un aveu, enfin deux. Quand j'ai repris l'université, à 39 ans, j'ai été convoqué par le jury après avoir rendu mon mémoire, parce qu'il faisait près de 300 pages au lieu des 200 max autorisées. Je me suis fait engueuler dur, tout ça pour m'entendre dire après: nous avons été trois a essayer de contracter vos textes et idées, sur un chapitre, mais aucun n'est parvenu à le faire sans perdre la qualité du texte et du contenu. En conséquence, nous ne pouvons pas vous pénaliser, mais comprenez que nous ne pouvons pas laisser passer cela auprès des autres de votre promo, cela créerait un précédent. Ma punition fut un 18 au lieu d'un 19, et une mention TB au lieu d'excellent. ;-)) Quel choc !!! Quant au groupe de presse parisien pour lequel je bosse, je suis le seul journaliste rédacteur à facturer mes articles à la page, car je suis toujours au dessus du volume de texte préconisé. Donc, il m'ont accordé mon petit tarif spécial "moi" :-))
Ami 139
Publié le 31/07/2022
Un texte rythmé, une alternance des dialogues fluide, et sans grimace à l’oreille. Un duo qui donne pêche et sourire. Et la répartie des comm vraiment drôle (clin d’œil à l'indic et aux Suarez en passant). Que du plaisir ! Bravo pour cette première participation :)
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